#What Would New Yorkers Do

Que feraient les new yorkais pour rester à la page ?

To keep up with the latest. To stay on top of everything. Se tenir au courant des nouvelles tendances est une obsession typiquement métropolitaine. Mais dans une ville qui a toujours une longueur d’avance comme New York, ça en devient une obligation sociale. Les New Yorkais sont même sujets au syndrome du FOMO (Fear Of Missing Out), c’est-à-dire la peur de passer à coté de quelque chose. Alors qu’ils sont par nature busy et overbooked, comment font-ils pour rester à la page ?

 

Etape n° 1 : le New York Times

Le New York Times, référence journalistique dans le monde entier

Le New York Times, référence journalistique dans le monde entier

S’ils ont une longueur d’avance, les New Yorkais le doivent d’abord à leur journal-super star : le New York Times. Géant médiatique, il vend plus d’un million d’exemplaires par jour et 1,7 pour l’édition sacrée du dimanche. Il emploie 1000 journalistes, possède une trentaine de bureaux à l’étranger et cumule les récompenses prestigieuses (106 prix Pulitzer). Avec le New York Times, la ville de New York n’a pas seulement donné un titre prestigieux à l’Amérique mais au monde entier. En 2003 a été lancée l’édition numérique payante (plus d’1,2 millions d’abonnés) et, en 2012, l’édition en chinois. Enfin, l’édition globale, dont le siège est à Paris, est distribuée en version papier dans plus de 160 pays, avec un tirage de 226 000 exemplaires.

Quand on pense « quotidien », on pense surtout politique, économie, société. Certainement. Mais pas que.

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Les suppléments couvrent à peu près tout le spectre de l’actualité et de l’information : arts, sport, voyage, science, mode, immobilier, restauration, section métropolitaine, littérature, éducation, etc… Qu’il s’agisse de connaître le nouveau resto hipster qui a ouvert à Bushwick, la dernière tendance en direct de la fashion week parisienne ou l’application smartphone qui va révolutionner notre rapport à internet, le journal ne manquera pas d’en rendre compte.

La Grey Lady de son surnom s’impose comme une valeur sûre et un atout indéniable pour une ville comme New York, au coeur des tendances du monde de demain.

 

Etape n°2 : les newsletters

Pour le New Yorkais pressé qui n’a certainement pas le temps d’aller chercher lui-même l’information, il préfère qu’on la lui serve sur un plateau. C’est le boulot de plusieurs newsletters qui font le tri et ciblent l’info. Tour d’horizon des incontournables :

la pionnière DailyCandy  : c’est la première qui a eu l’idée d’envoyer à des citadins branchés une newletter pour les tenir au courant des dernières adresses (resto, sortie, mode). Le concept ayant cartonné à New York, DailyCandy ouvre pour d’autres villes et émule d’autres pays à faire de même (MyLittleParis en France par exemple). Aujourd’hui, la newsletter se décline en une trentaine d’éditions : des éditions locales ou thématiques (Travel, Kids,…).

= équivalent français : MyLittleParis et Do It in Paris

la version masculine Thrillist : le ton et le graphisme de DailyCandy en font une newsletter très « féminine ». Du coup, Thrillist prend d’assaut le marché masculin : moins de mode, plus de gadgets et un design épuré. Avec aujourd’hui 21 éditions locales et d’autres en route, le succès est aussi au rendez-vous.

= équivalent français : MerciAlfred

le futuriste PSFK : pour inspirer les créatifs et les consultants, PSFK envoie un brief quotidien sur l’innovation dans la publicité, la distribution, le design et la technologie. D’une nouvelle forme de financement participatif au dernier concept de pop up store, on ne loupe rien.

= équivalent français : SoonSoonSoon qui propose chaque semaine à ses abonnés un avant-goût du futur.

– le plus informatif TimeToSignOff : conçu comme étant le dernier email de la journée, en rentrant du boulot, TTSO résume ce qui s’est passé dans la journée, ce qu’il faut savoir sur le lendemain et où sortir le soir même. La newsletter a débuté à New York, avant d’ouvrir pour les deux autres grandes villes américaines, Los Angeles et Chicago.

= équivalent français : TimeToSignOff a été adapté à Paris, une évolution naturelle quand on sait que les fondateurs sont français.

le plus underground Nonsense NYC :  depuis 10 ans, M. Stark s’impose comme la référence pour la scène underground de New York. Il envoie une newsletter hebdomadaire avec tous les événements artistiques indépendants, uniques, parfois bizarres et insensés. Tout ce qu’il y a de plus fou et underground.

 

Etape n°3 : l’art du texting et des réseaux sociaux

A l’heure de la télécommunication et d’internet, le meilleur moyen de rester dans le coup est d’être en contact permanent avec les premiers intéressés, c’est-à-dire les professionnels dans le domaine ou les initiés. Du coup, quand un New Yorkais a besoin d’un conseil, il a forcément un ami ou quelqu’un qu’il suit sur twitter qui saura le renseigner. Potentiellement, le réseau du New Yorkais connecté est immense.

Par exemple, quand le New Yorkais sort, il a rarement de plan bien défini. Justement parce qu’il ne sait pas encore où sera la meilleure soirée ou celle où iront les amis qu’il a envie de fréquenter ce soir-là. Il est spontané et il a un allier de taille : son smartphone. Il va donc passer une bonne partie de sa soirée à envoyer des sms à ses amis pour savoir ce qu’ils font et si c’est bien. Certains plus cool et connaisseurs auront du coup un rôle de leader. D’autre part, la géolocalisation a un avantage certain : en checkant les photos instagram des party animals, il peut suivre où ils vont et découvrir l’endroit qui buzze ce soir-là. Une spontanéité qui ne doit pas cacher cette FOMO, peur de rater la meilleure soirée, de rater des gens.

Vous l’aurez compris : la clé d’une soirée réussie à New York, c’est la batterie du smartphone. Si elle est vide, tout s’arrête. Mais le New Yorkais apprend vite de ses erreurs : il emporte un chargeur dans son sac et squattera une prise le moment venu.

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A propos de Rafael...

Rafael est le rédacteur en chef de MyNewYork, spécialiste des hôtels de New York.

3 pensées à propos de “#WWNYD : rester à la page

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